Rugby Féminin : Une réflexion collective pour préparer l’avenir

Des freins encore nombreux
Vestiaires inadaptés, manque d’intimité, absence ou insuffisance de douches et de sanitaires : les infrastructures restent un obstacle important pour de nombreuses joueuses. Ces difficultés sont particulièrement marquées chez les adolescentes, à un âge où le décrochage sportif est fréquent.
Les participants ont également souligné le manque de prise en compte des spécificités de la santé féminine. Puberté, cycle menstruel ou prévention des blessures sont encore des sujets trop peu abordés dans un environnement où l’encadrement demeure majoritairement masculin. La présence de femmes parmi les éducatrices, soigneuses ou dirigeantes apparaît ainsi comme un facteur clé pour renforcer la confiance des joueuses.
La reconnaissance des femmes dans les fonctions d’encadrement et de gouvernance constitue également un enjeu. Plusieurs dirigeantes ont évoqué des difficultés persistantes pour faire valoir leur légitimité, tandis que les écarts de rémunération entre les staffs masculins et féminins compliquent l’attractivité de ces postes.
Une dynamique encourageante
Malgré ces constats, le rugby féminin francilien poursuit son développement. Le nombre de pratiquantes progresse, tout comme celui des femmes investies dans les clubs et les instances. La médiatisation grandissante du rugby féminin et le soutien de partenaires engagés contribuent également à cette évolution.
Dans le même temps, la mise en œuvre progressive de la parité au sein des instances sportives ouvre de nouvelles perspectives. Après les fédérations en 2024, les ligues devront elles aussi s’y conformer d’ici 2028.
Un groupe de travail pour préparer l’avenir
Pour accompagner cette transformation, la Ligue Île-de-France mettra en place dès la saison prochaine un groupe de travail consacré à la place des femmes dans le rugby. Sa mission sera d’identifier les priorités, proposer des actions concrètes et favoriser l’émergence de nouvelles dirigeantes et éducatrices.
Un premier pas vers un rugby plus inclusif, où l’amélioration des conditions d’accueil et de pratique constitue un levier essentiel pour fidéliser les joueuses et poursuivre le développement de la discipline.
FEMINISATION - Table ronde présentation - 18 juin 26pdf
29/06/2026




