En Essonne, le Sport Santé au cœur d’une journée dédiée à la diversité des pratiques

Le 17 octobre, le CD91 organisait une journée Sport Santé. Quelle était votre ambition à travers cet événement et quels messages souhaitiez-vous faire passer ?
Notre ambition était de montrer que le rugby est bien plus qu’un sport de compétition. C’est aussi un formidable outil de santé, de bien-être, d’inclusion et de lien social, accessible à des publics très différents.
À travers cette journée, nous voulions faire découvrir les différentes formes de pratique du rugby, mais aussi sensibiliser le grand public à l’importance de l’activité physique pour préserver sa santé, à tous les âges de la vie.
Le message que nous souhaitions faire passer est simple : le rugby doit pouvoir être pratiqué par toutes et tous, quels que soient son âge, sa condition physique ou son handicap. Nous voulions également montrer que les clubs peuvent jouer un rôle important dans la prévention, l’accompagnement des personnes et le maintien du lien social.
Cette journée, organisée dans le cadre d’Octobre Rose, avait aussi une dimension de solidarité et de prévention, en associant le monde du rugby aux acteurs de la santé.
Vous avez mis à l’honneur le rugby santé, le rugby à 5 et le rugby fauteuil. Pourquoi avoir choisi de réunir ces différentes formes de pratique et comment contribuent-elles, chacune à leur manière, au développement du Sport Santé ?
Nous avons souhaité réunir ces trois pratiques parce qu’elles illustrent parfaitement la diversité du rugby et sa capacité à s’adapter aux besoins de chacun, qui plus est, toutes trois développées au sein de notre Département.
Le rugby santé permet à des personnes de reprendre ou de maintenir une activité physique dans un cadre adapté, avec une attention particulière portée au bien-être, à la prévention et, selon les dispositifs, à l’accompagnement de personnes confrontées à certaines pathologies.
Le rugby à 5, sans plaquage, est une pratique accessible, conviviale et ouverte à des publics variés. Il permet de conserver l’esprit collectif, la coopération et le plaisir du jeu, tout en proposant une forme de rugby moins exposée aux contacts.
Enfin, le rugby fauteuil illustre concrètement les valeurs d’inclusion et de dépassement de soi. Il permet de découvrir une pratique sportive exigeante, collective et spectaculaire, tout en changeant le regard que l’on peut porter sur le handicap.
Ces trois disciplines sont différentes, mais elles partagent un même objectif : permettre à chacun de trouver sa place dans le rugby. C’est cette complémentarité que nous souhaitions mettre en lumière.

Au-delà des activités sportives, vous avez proposé un village santé et des conférences. Quels étaient les objectifs de ces différents temps forts et qu’ont-ils permis d’apporter aux participants ?
Nous ne voulions pas organiser uniquement une journée de démonstrations sportives. Il nous semblait essentiel de créer un véritable espace de rencontre entre le sport, les professionnels de santé, les associations et le grand public.
Le village santé permettait aux participants de rencontrer différents organismes, de découvrir leurs actions, de s’informer sur la prévention et de repartir, nous l’espérons, avec des réponses concrètes à leurs questions.
Les conférences et les échanges autour de la santé avaient également pour objectif de faire circuler l’information, de partager des expériences et de montrer que l’activité physique peut contribuer à la prévention, au bien-vieillir et à la qualité de vie.
Nous souhaitions surtout décloisonner les approches : faire en sorte que les acteurs du sport et ceux de la santé se connaissent mieux, échangent et identifient des possibilités de collaboration.
L’enjeu est de faire du club sportif un partenaire de proximité dans les parcours de prévention et de santé, en complémentarité avec les professionnels et les structures compétentes. Cette journée devait donc être à la fois un temps de sensibilisation et un point de départ pour de futures coopérations.
Quels développements aimeriez-vous voir émerger dans les clubs de l’Essonne à la suite de cette journée ?
Nous aimerions que cette journée donne envie aux clubs de réfléchir à de nouvelles formes de pratique et, surtout, à de nouveaux publics qu’ils pourraient accueillir.
Nous savons que les clubs sont souvent très mobilisés par leurs activités traditionnelles et qu’ils disposent de moyens humains limités. Il ne s’agit donc pas de leur demander de tout développer immédiatement, mais de les encourager à avancer progressivement, en fonction de leurs ressources et de leur projet associatif.
Cela peut commencer par la création d’une section de rugby à 5, l’accueil de personnes qui souhaitent reprendre une activité physique, ou encore la mise en place d’un partenariat avec une association, une collectivité ou un acteur de santé.
Le Comité Départemental a un rôle à jouer pour accompagner les clubs dans cette démarche, faciliter les mises en relation et partager les expériences qui fonctionnent.
À terme, nous aimerions que le Sport Santé devienne une composante naturelle du projet de certains clubs de l’Essonne. C’est aussi une manière de diversifier leurs activités, de renforcer leur ancrage local et de faire vivre nos valeurs de solidarité et de convivialité.

Connaissez-vous des clubs de l’Essonne qui développent des initiatives autour de ces rugbys et dont l’expérience pourrait inspirer d’autres structures ?
Oui, plusieurs clubs de l’Essonne se sont déjà engagés dans cette voie, et c’est encourageant pour le développement du Sport Santé dans notre département.
Concernant le Rugby Santé, quatre clubs ont ouvert une structure : Athis-Mons, Yerres, Brétigny-sur-Orge et Massy. Ces initiatives montrent que le rugby peut proposer des pratiques adaptées à des personnes qui souhaitent reprendre une activité physique ou pratiquer dans une démarche de santé et de bien-être.
Pour le rugby à 15 Fauteuil, le club de Nozay dispose également d’une structure, illustrant la volonté de rendre notre sport accessible à des publics différents et de faire vivre concrètement les valeurs d’inclusion du rugby.
Enfin, une dizaine de clubs essonniens ont ouvert une structure de rugby loisir à 5. Cette pratique, sans plaquage, permet de découvrir ou de retrouver le rugby dans un cadre convivial, avec des modalités adaptées à des publics variés.
Nous avons donc déjà, en Essonne, des exemples concrets sur lesquels nous pouvons nous appuyer. L’enjeu, pour le Comité Départemental, est de mieux faire connaître ces initiatives, de favoriser les échanges entre les clubs et d’accompagner ceux qui souhaitent se lancer.
Nous n’avons pas vocation à imposer un modèle unique. Chaque club doit pouvoir développer un projet correspondant à ses moyens, à ses bénévoles et aux besoins de son territoire.
Notre objectif est de faire en sorte que cette journée du 17 octobre soit un accélérateur de projets et que le Sport Santé trouve progressivement toute sa place dans le rugby essonnien.

Crédit photos @stev_oeil_photographie




