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Sandrine Grassin, une dirigeante engagée au cœur du rugby de Courbevoie

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Sandrine Grassin, une dirigeante engagée au cœur du rugby de Courbevoie

Membre élue du Comité directeur du Rugby Club Courbevoie, Sandrine Grassin s’investit depuis plusieurs années pour structurer, professionnaliser et faire évoluer son club. Grâce au programme « Femmes dirigeantes » de la Région Île-de-France, elle a renforcé ses compétences, gagné en confiance et affirme aujourd’hui pleinement sa légitimité dans le monde sportif.

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qui vous a amenée au rugby et donné envie de vous y engager en tant que dirigeante ?

Je suis une bénévole engagée au Rugby Club Courbevoie, où j’exerce des fonctions de dirigeante depuis plusieurs années. Issue d’un parcours professionnel dans la gestion et l’organisation, j’ai toujours été intéressée par le sport, même si je n’avais pas pratiqué le rugby moi‑même.

Le rugby a d’abord été présent dans mon environnement familial, puis j’y suis revenue lorsque mon enfant a choisi ce sport. J’ai commencé par aider ponctuellement le club, jusqu’à m’y investir plus activement. Naturellement, j’ai pris une licence de dirigeante pour accompagner les équipes, d’abord chez les seniors masculins, puis également auprès des équipes féminines.

Ce qui m’a motivée à m’engager davantage, c’est l’envie de contribuer au fonctionnement du club, d’apporter mes compétences organisationnelles et de soutenir les joueuses et joueurs. Cet engagement s’est renforcé au fil du temps, jusqu’à intégrer le comité directeur, où je participe désormais à la structuration et au développement du club.

En quoi consiste concrètement votre rôle de dirigeante ?

Je gère la logistique liée aux matchs, je m’occupe de la coordination avec les clubs adverses et de la transmission des informations aux officiels. Lors des matchs à domicile, je coordonne également l’organisation des vestiaires et des repas VIP.

Depuis l’année dernière, voulant m’investir davantage, j’ai intégré le Comité directeur pour deux ans. En plus de l’accompagnement des équipes, je suis en charge de la gestion des achats, notamment pour la restauration et le secteur médical. Les responsabilités ont été réparties entre les membres afin que chacun ait un rôle bien défini.

Vous avez suivi, en début de saison, le programme « Femmes Dirigeantes de Sport » de la Région Île-de-France, Pourquoi avoir candidaté ?

Un membre du Comité départemental 92 (Lionel Roret) m’a informé d’un programme de la ligue, intéressant mais exigeant et réservé aux élues, ce qui n’était pas mon cas. J’ai ensuite identifié le programme « Femmes dirigeantes » de la Région Île-de-France dans un bulletin officiel. Plus court, plus accessible et aligné avec mes besoins, il correspondait à mes attentes. J’ai déposé ma candidature et ai été sélectionnée.

Justement, quelles étaient vos attentes avant d’intégrer cette formation ?

Je souhaitais mieux comprendre le fonctionnement du sport en France : l’organisation globale, le rôle de l’État, des ligues, des comités, ainsi que l’organigramme du sport. J’étais également intéressée par les thématiques liées à la finance, aux responsabilités juridiques, à la gestion associative, et à la place des femmes dans les instances dirigeantes sportives.

Comment s’organisait ce programme ?

La formation s’étalait sur plusieurs mois, combinant des sessions régulières en distanciel et des temps de travail en présentiel organisés mensuellement. Chaque thématique était traitée en plusieurs modules successifs, facilitant l’assimilation. Des quiz permettaient de consolider les acquis. L’ensemble proposait une progression structurée et équilibrée, sans surcharge d’informations.

Quels sujets ont été abordés ?

J’ai appris beaucoup de choses, notamment sur la communication et la prise de parole, grâce aux ateliers en présentiel. Nous avons aussi travaillé sur la communication digitale et l’utilisation des réseaux sociaux, en comprenant que chaque réseau a une cible spécifique.

La formation apportait des bases solides sur le fonctionnement d’un club ou d’une instance sportive, les responsabilités juridiques des membres, avec des interventions de professionnels très compétents, notamment des juristes ou des intervenants issus d’institutions comme l’URSSAF, la Cour des Comptes, du Journalisme …..

Qu’est-ce que cette formation vous a apporté ?

Cette expérience m’a permis de gagner en confiance et de renforcer mon sentiment de légitimité. Le partage avec les autres femmes a été très important et m’a apporté un véritable enrichissement personnel.Cela m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas seule. Nous avons créé un véritable réseau de femmes dirigeantes, avec qui il est possible de partager ses expériences et de s’entraider.

Je me sens aujourd’hui beaucoup plus légitime dans mon rôle au sein du comité directeur. Cette formation m’amène à envisager, à l’avenir, de postuler à un poste à plus grandes responsabilités, comme celui de secrétaire générale.

Elle a aussi élargi ma réflexion sur mon avenir professionnel. J’envisage désormais de poursuivre mon parcours dans le milieu sportif, que ce soit au sein d’un club, d’une ligue ou d’une autre instance, car c’est un environnement dans lequel je me sens bien et dans lequel je pense pouvoir apporter mes compétences.

A l’issue du programme, avez-vous appliqué certains enseignements ?

J’ai optimisé la gestion des achats et des stocks, ainsi que l’offre de restauration. Avec l’appui du staff médical j’ai renforcé la communication interne, notamment sur le protocole commotion, la nutrition et mis en place des actions liées à la sensibilisation des problématiques de santé chez les jeunes joueuses de rugby.

À qui recommanderiez-vous cette formation et pourquoi ?

Je recommanderais cette formation à toutes les femmes dirigeantes, tous sports confondus. Elle permet de prendre confiance en soi, de se former, mais aussi de créer un véritable réseau d’entraide et de partage. Il ne faut pas hésiter à s’inscrire. Nous sommes totalement légitimes à accéder à des postes à responsabilités. Même lorsque l’on doute, ce programme permet d’apprendre, de se renforcer et de prendre confiance. Il est compatible avec une vie professionnelle et familiale, grâce aux cours en distanciel le soir et aux journées en présentiel le week-end. C’est aussi une véritable bouffée d’air, un moment pour soi, riche en échanges et en rencontres, extrêmement positif.

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