Editorial de Florian GRILL, Président de l’Ile de France Rugby

Chères toutes et Chers tous,
Jean-Louis BOUJON, Président du C.I.F.R., a annoncé lors de l’Assemblée Générale du C.I.F.R. qui s’est tenue à Alfortville, son retrait pour raisons de santé.
Lors du Comité Exécutif du 27 juin 2017, au terme d’un vote à bulletin secret, j’ai été élu Président du Comité Ile de France de Rugby qui est d’abord le vôtre.
Avant toute chose, je tiens à remercier Jean-Louis BOUJON. Ce sera une lourde tâche que de parvenir à lui succéder. Je le remercie de son amitié, de ses conseils et de l’immense confiance qu’il m’a accordée pendant mon premier mandat comme Vice-Président du Comité, me laissant les mains libres sur beaucoup de sujets qui m’ont passionné et notamment : l’animation du Conseil des Présidents de clubs du CIFR qui a été une vraie « boîte à idées », le développement du Rugby à 5, la création d’une étude de géo localisation des licenciés étendue au niveau national, etc …
Permettez-moi ensuite d’avoir une pensée personnelle pour tous les bénévoles, entraineurs ou co-équipiers, que j’ai croisés et qui m’ont aidé à grandir et à me construire en tant qu’homme. Au PUC d’abord, de l’École de Rugby jusqu’en Seniors avec pour moi l’émotion particulière aujourd’hui de tenir nos réunions du Comité dans la salle Gérard Krotoff qui fut mon Président… Avec les anciens HEC ensuite, dans le championnat des Équipes du Samedi. Et, enfin, à l’ACBB où j’ai connu 10 années formidables de convivialité avec une équipe de bénévoles prête à déplacer des montagnes.
Je dois à Pierre CAMOU, un immense serviteur du rugby et un ami, et bien sûr à Jean-Louis d’être entré au CIFR. J’avoue avoir hésité à l’époque tant la proximité du club me plaisait, et tant le Comité me semblait, vu du club, chose lointaine et reconnaissons-le un peu froide. Pris dans la « machine à laver » du quotidien de la gestion d’un club, on n’imagine absolument pas l’ampleur du Comité et la diversité étourdissante des tâches qui lui incombent.
Au-delà des 18 élus actuels, tous bénévoles bien sûr, le CIFR compte pas moins de 280 bénévoles disséminés sur tout le territoire et acteurs dans les différentes commissions : celle des compétitions pour tous nos clubs territoriaux avec 8.500 rencontres par saison, celle de nos 300 arbitres, mais aussi celles de la discipline, des mutations, des appels, des affiliations, des récompenses, des représentants fédéraux, des terrains, mais aussi les commissions sportives, celles des sélections, du Rugby féminin, du 7, du 5, sans parler du Conseil des Présidents, du Conseil des Départements, ou du Comité d’Éthique. À cela s’ajoute une équipe administrative salariée extrêmement soudée et très dévouée au service des clubs et une équipe technique régionale avec nos cadres sportifs qui assument, entre autres, l’immense tâche de former les éducateurs de nos 170 clubs.
L’Ile de France est un territoire d’une superficie de 12.500 km2. S’il y a partout des enjeux de mixité et d’intégration, les situations sont aussi très disparates selon les zones. Sur Paris et la toute première couronne, les clubs sont confrontés à un manque de terrains et d’installations qui conduit à refuser du monde. À l’inverse, des clubs plus éloignés de la capitale luttent pour attirer les licenciés et notamment dans les catégories jeunes.
J’ai vraiment hâte de mettre toute mon énergie au service de mes deux passions :
– le rugby bien sûr avec tout ce qu’il peut apporter pour aider les uns et les autres à se construire en tant qu’êtres humains, – mais aussi les clubs qui, à mon sens, jouent un rôle autant social que sportif en aidant à créer du lien entre tous par-delà les différences d’origine, d’âge ou de religion.
Je brûle d’envie de relever tous les défis avec tous ceux qui se joindront à nous. Car une chose est sûre, je suis convaincu qu’au niveau local, il serait absurde de se livrer à des guerres fratricides qui laisseraient des cicatrices indélébiles. Les visions de tous convergent sur les enjeux locaux : la formation, le développement du rugby féminin, la problématique des installations, la promotion du rugby dans les écoles que nous devons reconquérir, etc …
Dans son discours lors du Congrès de Bourges, Bernard LAPORTE, Président de la F.F.R., a eu des signes d’ouverture pour notre rugby.
De mon côté, je veux répondre positivement à cette main tendue. Si je veux bien sûr garder ma liberté de parole et de pensée au niveau national, fermement convaincu que le débat est sain pour la démocratie, je veux, sans attendre, ouvrir les portes du Comité Ile de France à toutes les bonnes volontés compétentes qui voudront travailler avec nous.
Peu importe les étiquettes, seul compte notre rugby et les immenses chantiers qui nous attendent !
Sachant pouvoir compter sur vous toutes et vous tous, je vous souhaite de bonnes vacances et vous attend donc à la rentrée.
Florian GRILLPrésident Ile de France RugbyMembre élu du Comité directeur FFR




